Ciel quel été ! 17 septembre 2011

Il y a encore peu, la période estivale était l’occasion d’une trêve professionnelle. L’assurance que durant au moins un mois et demi il ne se passerait rien. Or cette année deux nouvelles contradictoires sont venues mettre fin à cette tradition : l’ouverture d’une antenne du network Leo Burnett à Lausanne et la fermeture de l’agence Angebault & Co. Un prêté pour un rendu me direz-vous, un jeu à somme nulle ? Que nenni !
Ces deux événements illustrent à merveille les mouvements de fond qui traversent aujourd’hui l’industrie publicitaire. D’un côté, un réseau qui décide pour mieux servir son client (quel client : Philip Morris !), auquel il est lié de longue date et pour nombre de ses marques, de regrouper toutes les personnes qui travaillent sur ces projets en un seul point. De l’autre, une agence de taille moyenne qui perd un client national (quel client : Manor !), devenu son plus gros mandataire et qui doit fermer immédiatement dès l’annonce de la rupture du mandat, faute de liquidités.
La pression sur les agences, quelles soient classiques ou non, s’accroît. Plus que jamais travailler pour un grand client est un risque tout en étant une solution financièrement plus confortable. Dans un monde qui se globalise et se (géo)localise quelle est la bonne taille pour une agence ? Force est de constater que pour l’instant la voie du milieu n’est plus celle de la sagesse…

Mon édito : Cominmag Septembre 2011

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